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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 02:47

Le basque, l'Euskara, est le ciment de la culture basque. "Euskal Herria" (= Pays Basque) signifie "pays où l'on parle Stickers-stickers-pays-basque-euskadi-regional-deco-533.jpegbasque". "Euskaduna" (= habitants du pays basque) signifie "personne qui parle basque".  Le basque est parlé par environ 700 000 personnes (chiffre pris parmi les 16 ans et +) dont 20 000 ne parlent que le basque. Oui, mais quelle est l'origine de cette langue??

 

Eh bien ce qui fait que les basques y sont si attachés réside dans le fait que personne ne connaît vraiment son origine. Elle fait sans doute partie des langues les plus anciennes encore parlées aujourd'hui, certains affirmant qu'elle daterait de la préhistoire. C'est le seul isolat européen.

 

Des études ont prouvé que le basque n'a aucun lien avec les langues indo-européennes, elle n'a donc aucune racine latine, grecque ou germanique. Voici les principales hypothèses émises:

- hypothèse préhistorienne: lorsque que les chercheurs ont étudié l'etymologie de l'Euskara, ils ont découverts de nombreux mots décrivant clairement les instruments utilisés à la période néolothique comme aizkora (=hache), le mot aiz signifiant pierre.

- hypothèse basco-ibérienne: l'ibère, langue anciennement parlé sur la péninsule ibérique, présente quelques similitudes avec le basque. Bien que l'hypothèse ait été avancée lorsque l'ibère se parlait encore sur la péninsule,  l'ibère étant considérée comme une langue isolée, les preuves sont insuffisantes pour affirmer que le basque en découle.

- hypothèse basco-caucasienne: certains chercheurs ont observé des similitudes entre les langues dené-caucasiennes, notamment le géorgien, et le basque.  Aucune donnée historique ne permet d'affirmer qu'il y a eu un contact entre ces 2 populations. Ils avancent cependant l'hypothèse qu'un groupe de caucasiens se soit joint aux Indi-européens lors de l'invasion de l'Europe.

 

Ces hypothèses sont encore aujourd'hui très discutées par manque de preuves concrètes, et l'origine n'est oujours pas clairement déterminée!

 

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commentaires

D
La maison d’édition l’Harmattan vient de publier un nouveau livre: “L’origine du basque".
Le titre, voulu par la prestigieuse maison d’édition, n’en reflète pas le contenu profond. Il ne s’agit pas d’une oeuvre de plus sur une supposée origine « mystérieuse » de la langue basque. Non, au contraire, c’est un travail de recherche qui aboutit à la mise en évidence de l’appartenance, en grande partie, de la langue basque à la grande famille des langues dites indo-européennes.

À l’origine de ce livre, le travail de recherche d’Arnaud Etxamendy (Eñaut Etxamendi, en graphie basque). Né dans la montagne navarraise, un domaine où la notion de frontière est évanescente, sa langue maternelle fut l’euskera (langue basque) qu’il maîtrise comme personne. Il a suivi une formation classique (grec, latin) avant d’obtenir les diplômes d’ingénieur en agriculture et de science politique à Toulouse. Auteur d’ouvrages littéraires en euskera, poète, compositeur-chanteur très connu et apprécié aussi bien au Pays Basque de France qu’à celui d’Espagne, il a depuis « toujours » été intrigué par la proximité de construction de sa langue natale avec celle du grec ou du latin. Et surpris que les linguistes -y compris ses maîtres de grec et de latin, pourtant excellents bascophones- ne s’en soient pas aperçus. Il a donc repris des études linguistiques, à l’heure de la retraite, et élaboré, encouragé et secondé par Fina & Dominique Davant, sa thèse de doctorat "basque et langues indo-européennes-Éssai de comparaison" qu’il a soutenue en 2007.
Ses travaux, rejoignant les thèses des archéologues Colin Renfrew et Jean-Paul Demoule, se sont attachés à démonter deux mythes récurrents. Celui des conquérants « indo-européens » et celui de la non-comparativité de la langue basque, une langue isolée dont la part de vocabulaire apparenté à celui des langues voisines serait forcément un emprunt.

Le mythe indo-européen


Longtemps les « indo-européanistes » ont pensé qu’il y aurait eu une « langue-mère » unique, parlée par un peuple unique -celui des conquérants aryens- venu d’on ne sait trop où, des confins orientaux de l’Europe, qui aurait conquis tout notre continent, soumettant tous les peuples et imposant à tous et partout leurs institutions et leur langue qui aurait donné des « langues-filles ».
Tel est le conte issu des travaux des linguistes allemands de la fin du XIXº siècle et du début du XXº. Ils ont situé cette invasion irrésistible aux IVº et IIIº millénaires avant notre ère.

Conquis toute l’Europe occidentale ? Toute ? Non ! Dirait Astérix… les Basques et le Pays Basque auraient échappé à cette domination ! Par quel miracle ? Et de ce fait, la langue basque aurait conservé sa singularité et n’aurait donc rien à voir avec les langues indo-européennes.

A. Etchamendy soutient que les langues qui partagent la parenté « indo-européenne » ne sont pas issues de l’immigration de conquérants aryens, mais bien de langues parlées en Europe même, par des populations clairsemées. Durant 8 000 ans de la plus forte période glaciaire (Wurms III) elles ont trouvé refuge dans quelques zones comme le sud-ouest de la péninsule européenne, les péninsules italienne, des Balkans et de Crimée (cf. Colin Renfrew, At the edge of knowability : Towards a Prehistory of languages, 2000 ; Archaeogenetics-Towards a “new synthesis” ?, 2010). Les langues parlées par ces petits groupes, confinés dans des espaces réduits durant des millénaires, auraient constitué des substrats à partir desquels la dispersion de ces populations, leurs rencontres et métissages, après la fin de la glaciation auraient produit les différenciations dialectales qui ont donné naissance au millier de langues classées dans la famille « indo-européenne ».

Le mythe du basque, langue orpheline

Comme Jean-Paul Demoule, A Etxamendi croit que la parenté des langues dites indo-européennes serait due, non aux divergences millénaires d’une « langue-mère » unique, mais au métissage sur les mêmes durées et sur des distances considérables de parlers différents, au gré des migrations et des échanges.
Les migrations de populations à travers les âges et l’espace sont attestés par les généticiens ; leurs travaux mettent en évidence les « voyages » de marqueurs génétiques, tels que le marqueur « V », dû à une mutation intervenue à l’époque du plus fort glaciaire autour de la région actuelle basque, et dont la dispersion vers le Nord et l’Est de l’Europe indique les migrations post-glaciaires des populations qui le portaient. Bien évidemment, les marqueurs des groupes humains venus du levant, porteurs de la révolution néolithique, sont rapportés par ces travaux. Pas plus que l’archéologie, la génétique ne laisse pourtant de doute : il n’y a pas eu de conquérants invincibles. Mais prosaïquement une très lente diffusion dans le temps et l’espace…

Partant de ce constat et adoptant la demarche d’un autre linguiste Benveniste de comparer les racines-mère communes à beaucoup de mots dans les langues indo-européennes, A Etamendi à compris ce qu’aucun linguiste n’avait pas observé : Les diverses strates qui composent la langue basque fournissent un nombre considérable de racines et de formes qu’elle partage avec le sanscrit, le grec anciens et avec d’autres langues indo-européennes.
A ce titre, l’un des meilleurs outils pour l’étude du passé européen est certainement l’approfondissement de la connaissance de la langue basque qui est certainement la plus vieille encore parlée dans notre continent.
Qui aurait pu penser que l’ origine du mot “corps , corpus en latin, pourrait avoir quelque chose en commun ave le basque gorputz, compose de deux racines “gor"= cher, et putz egal “souffle".le corps est la cher pourvue de souffle. Ce n’es pas beau? Ou le mot grec “spéos” = grotte ( que nous retrouvons encore en “spéléologie” ) n’est-il pas proche du basque “aizpe" qui a la même signification et qui est un mot compose de Aiz=roche et Pe= dessous, sous la roche, donc.

Et tant d’autres exemples cités par A. Etxamendi dans sa thèse pour mettre en évidence ce que tous les linguistes refusent d’admettre jusqu’à présent (du fait de leur insuffisante connaissance de la langue ? du fait d’un « chauvinisme » de langue « singulière », à caractère « exclusif » ?) : le basque n’est pas une langue isolée, bien au contraire, elle partage beaucoup de ses racines élémentaires, issues souvent d’onomatopées, avec d’autres langues indo-européennes anciennes.

Si la thèse est ardue et sa compréhension difficile pour les non-initiés, la lecture et approche de cet ouvrage s’avère accessible au plus grand nombre et tres agreable grâce à l’imagination de Roger Coutois, pédagogue et informaticien virtuose, génie de la divulgation, qui a réussi à en faire une mise en page, simplifiée.
Vous l’aurez compris: L’objectif de ce livre signée à huit mains, est de faire connaitre au plus grand une nouvelle approche du rôle joué par le basque au sein des langues indo-européennes qui tranche avec tout ce que l’on croyait jusqu’à présent.
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B
Je suis Basque et bascophone. Aujourd'hui, l'hypothèse la plus sérieuse est celle d'une origine autochtone. L'euskara existe depuis au moins 7000 ans ici, sous des formes pré-euskariennes. Le sentiment de fierté est lié à une construction personnelle, or je n'y suis pour rien dans l'existence de l'euskara. Par contre, j'aime l'euskara qui est une part indissociable de mon intimité. Rejeter l'euskara, ce serait me rejeter !
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Ç
Bonjour,
Je ne peux malheureusement pas vous aider... Bon courage dans vos recherches et votre traduction.
D
Bonjour, j'arrive tard mais je cherche quelqu'un qui parle basque pour m'aider dans une traduction ! Pouvez vous me recontacter ?
Ç
Merci pour ton témoignage!
F


Sans aucun doute, et je serais très fière de cela aussi à leur place.



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F


J'aime bien l'idée de l'origine préhistorique, pour croire à une identité basque totalement différente. Et non, je ne suis pas Basque !



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Ç

Je ne suis pas Basque non plus :) mais je trouve également assez fascinant qu'aucune étude n'ait pu confirmer l'origine de la langue mais également du peuple basque. Plusieurs hypothèses ont été
avancées et démenties... Mais il semble bien que ce soit la langue qui soit à la base de la culture. Cet aspect mystérieux doit renforcer la fierté d'être basque!